Le "j'avais pas le droit"...

Toutes mes petites transgressions aux règles fixées par mon employeur...
Oui mais moi au moins je le dis !

Jeudi 5 novembre 2009
Participant à un groupe de travail au CNAM, je dois  trouver un hébergement sur Paris pour quelques nuits par mois à partir de janvier.
J'ai bien sûr une prise en charge pour un certain montant (environ 130 euros par nuit).
Mais Madame à des goût de Luxe !!!
J'ai donc dans un premier temps passé bien deux heures à me chercher tous les hôtels qui me faisaient envie (hors de la liste imposée par mon employeur bien sûr et quatre étoiles en plus).
J'ai ensuite passé une autre bonne heure à négogier le tarif avec la direction de l'hôtel (je vous donne le lien parce qu'ils sont vraiment très très conciliants et qu'en rigolant je leur ai promis : www.littlepalacehotel.com).
Puis j'ai expliqué à la responsable du service de financement que j'avais contacté tous les hotels de la liste et qu'il n'y avait malheureusement pas de dispo sur les dates en question .....Mais que je voulais bien accepter un autre type d'hôtel...
Le little palace hotel par exemple....

Oh non, çà vraiment j'avais pas le droit !

Le monde de Lucy Aime

Des dessins, des dessins...
Rien que des dessins....



Lucy déteste son patron

Lucy est amoureuse

Rose, Antje et Lucy

C'est moa

Age : 36 ans, ben oui c'est fait !!!!
Situation : mariée avec coeur d'artichaut
Profession : entre le berger allemand et la nonne
Dessert préféré : je sais pas, pour l'instant je teste

Pourquoi ?

Je travaille depuis près de 10 ans dans des établissements du secteur social. Tombée par hasard dans la grande marmite du travail social, j'ai assisté à plus de réunions d'analyse de la pratique qu'un curé en retraite à la messe du dimanche. J'ai rédigé plus de projets que de listes de course, j'ai écrit plus de bilans et de compte rendu que de lettres d'amour....
Et j'ai eu envie de dire, l'ubuesque, l'humour, l'ironie et l'absurde de ce secteur où nous travaillons pour mais aussi beaucoup avec les autres.
J'ai eu envie aussi de rendre hommage à la douceur, la tendresse et l'attention du plus grand nombre pour ces chers usagers qui au fil des mois deviennent souvent bien plus.
Et je suis une femme aussi et j'ai eu envie de fustiger au passage un secteur ou sois disant notre féminité (maternalité ?) serait un plus !
Bonne lecture et revennez me voir souvent !

Pour les lettres d'amour

Ben quoi ? On peut toujours rêver.....
jebossedanslesocial@laposte.net

Petit blog d'une blonde, pas trop chieuse, ayant gardé son âme d'enfant (enfin juste ce qu'il faut)...
Tout çà juste pour le plaisir....

Jeudi 10 décembre 2009 4 10 12 2009 08:33

Des services j’en ai connu beaucoup.

Et avec toujours, et quasi exclusivement, des femmes…. Essentiellement...bouhouhou...

 

Avec des grandes, des petites, des jeunes, des belles, des souriantes, des grincheuses, des emmerdeuses, des déprimées, des médicalement instables, des gourmandes, des « au régime », des sportives, des accro au shopping, des peinturlurées comme des feux tricolores, des new age, des mères de familles, des lesbiennes….

 

C’est bien connu les relations au travail s’analysent comme un microcosme d’une société tribale avec les os dans le nez et les rituels de passage….

D’aucun grands philosophes et sociologues le disent bien mieux que moi.

 

Mais dans des services exclusivement féminins, il  existe un ciment bien plus résistant, un liant indispensable à la bonne entente et donnant, par là même, la couleur des relations et du travail produit…

 

J'ai nommé « Vous » messieurs, les maris, les amants, les amoureux, les passants à l’acte, les fantasmés, les bons coups, les inaccessibles, les briseurs de cœur, ....

 

Et vous ne pouvez pas imaginer, Messieurs, comme le pied pris par votre femme hier soir profite à l’ensemble du service le lendemain matin.  Vous bichez là hein ????

 

Enfin, le pied pris ou le pied pas pris du tout !

Parce que, en gros, çà marche pareil.

Parce que pour que des relations soient harmonieuses dans un groupe de femmes, il faut impérativement que les expériences conjugales ambiantes soient du même tonneau.

 

Il n’en va pas tant d’un éventuel effet de mimétisme où il serait plus facile d’afficher des mésententes imaginaires face à la collègue en instance de divorce ou une magnifique bague à l’oxyde de zirconium face à celle qui décolle pour les Maldives avec son mari beau comme un dieu….

Mais bien de quelque chose de plus profond, d’une besoin féminin ( ?) de se reconnaître au sein du groupe

 

Ainsi, j’ai connu un service placé sous le signe du crucifix au dessus du lit.

Pas un mot plus haut que l’autre sur nos moitiés adeptes du repassage et des soirées romantiques. Pas une blagues de cul qui traine et des photos des bienheureux posées sur les bureaux….

Le chef, ignoble petit  personnage grincheux et misogyne était vénéré comme un dieu à qui, avec un sourire béat, nous offrions à tour de rôle le café du matin.

Rassurées dans notre positionnement égalitaire, confortées par le groupe dans la satisfaction de vivre ce que nous vivions, je garde un souvenir très étonnant de ce service soudé tout en douceur et ou chacune avions notre place.

 

A l’inverse, j’ai navigué dans des services où les maris étaient tous des cons, impuissants, incapables, aveugles et absents. Les amants, fantasmes et autres plombiers de passage par contre rendaient de bons et loyaux services. Nous avions toutes un bellâtre musclé et idiot en ligne de mire.

Le chef, un gentil gaillard un peu benêt était rabroué, dépositaire de toute la mauvaise humeur ambiante et squizzé à tous les étages.

Renforcées dans nos récriminations, épaulées dans nos frustrations, nous  étions toutes parties prenante au sein du groupe.

 
Le mari, l'amant, le pacsé ou « l’absence de » est quelque choses que l’on partage entre femme pour l’équilibre du service ! Qu’on se le dise !.

Ainsi que le deuxième mari de l’aide soignante se tape une crise hémorroïdaire carabinée et tout le service s’assoit délicatement.

Que la jeune du standard se  fasse lourder et la consommation de mouchoir augmente en flèche. Enfin que l’amant de la comptable oublie sa fête et  la réunion de contrôle budgétaire flambe.

 

Il en va ainsi d'un service avec « que des filles »....

 

Alors messieurs...

Si vous pensez encore que la secrétaire du bureau de votre femme vous aime bien parce qu'elle pique un fard quand vous arrivez à l'accueil...

Si pour vous la voisine de bureau de votre femme est une abominable coincée parce qu'elle vous regarde par en- dessous,

Si vous ne comprenez toujours pas pourquoi la petite jeune de l'entrée vous propose une chaise pour vous assoire en attendant votre moitié....

 

Et bien, cherchez bien dans les tréfonds pas bien reluisants de ce que vous voulez surtout leur cacher.... elles sont déjà au courant ....

  le mari de juju-copie-1

Par jebossedanslesocial - Communauté : Les blouses blanches
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Mardi 1 décembre 2009 2 01 12 2009 09:43

Je n’aime les huîtres qu’en face de la mer.

Dans ce petit port de pêche qui m’accueille au printemps avec un petit verre de vin blanc qui va bien, quelques crevettes grises, du beurre salé et du pain bis.

 

Je déteste les huîtres enfermées dans leur bourriche, déposées discrètement par un livreur innocent pour le compte d’un personnel indélicat, dans un frigo de ma cuisine collective, un lundi aux aurores avec un bon de livraison qui engendrera bien évidemment une facture impossible à identifier comme non avenue….

 

J’ai en souvenir mon tout premier chef de service, personnage caractériel (comme tous les chefs), irritable (comme tous les chefs) et exigeant (comme tous les chefs….).

Je l’avais haineusement baptisé  « Méchu » en raison de son tic permanent de remettre en place sa longue mèche de cheveux sur le dessus de son crâne à chaque fois qu’il m’expliquait le bien fondé de sa suspicion permanente des équipes.

 

Je l’entends encore :

-          « Ma petite JB, sachez bien que la confiance, n’exclut pas le contrôle ! », entre autres maximes dignes de l’almanach des postes dont il parsemait toutes ses interventions verbouilleuses.

 

Presque 15 ans plus tard, en ce frais matin, en face de mon chef de cuisine très embêté, ma bourriche d’huîtres à la main, le spectre de Méchu m'est soudainement apparu.

 

Il avait de surcroît une théorie bien à lui.

Plus le personnel pris en faute se débattait avec des dénégations violentes et hautes en verbe, plus la faute dissimulée devait avoir pris de l’ampleur.

A vu de nez, après 15 minutes de hurlement intensif de mon chef cuisto, c’est pas une bourriche d’huîtres qu’il avait détournée mais bien tout un parc qu’il tentait d’installer en plein cœur du vignoble. Et avec les citronniers en pot et éventuellement la serveuse qui allaient avec.

 

Il me fallait donc sévir. Et de manière immédiate, taper fort.

-          Non mais, et depuis quand exactement vous me prenez pour une andouille.

-          Heu….

 

Et bien, depuis un moment vu la tête des membres de l’équipe arrivés en renfort alertés par mon haussement de ton (et je peux avoir une très grosse voix quand je veux, mais si mais si….).

 

En ramenant le débat sur des critères plus personnels, je lui ai coupé de sifflet.

Tant qu’il pouvait se défendre sur des arguments du type, non mais de toute manière je paye directement au fournisseur, il n’y a pas de traces, la faute n’était que superficielle : entrepôt de marchandises illégales dans le cadre des process HACCP… pas de quoi en faire une mayonnaise.

 

En abordant le souci en frontal sur le terrain de la confiance et du respect du travail de chacun, je savais bien que j’utilisais les ficelles de la manipulation…M’octroyant le beau rôle de celle flouée dans sa confiance et attristée par un tel comportement.

La  manœuvre peut s’avérer extrêmement périlleuse en cas de foutage de gueule massif…. Mais là je ne sais pas, je ne les sentais pas foncièrement malhonnêtes (nonobstant le petit rire de Méchu qui résonnait dans ma tête), j’ai été quand même relativement fière de moi.

 

J’ai convoqué mon chef cuisto à la fin du service. Assis en face à face, après avoir mariné une matinée entière sur son cas, les décibels montaient déjà beaucoup moins haut. J’avais acquis, après un rapide survol des dernières factures réglées, la conviction que la fraude ne devait pas dépasser le bouquet de persil emporté le vendredi midi  pour le gigot personnel.

 

Mais au nom de l’exemple je ne pouvais pas faire autrement que de poser une remise en place supplémentaire à ce petit monsieur ratatiné dans le fauteuil en face de moi.

 

En se levant et en me tendant la main, il m’a chaudement remercié.
Promis qu’à l’avenir on ne l’y reprendrai plus.
J’ai eu envie de lui dire que moi non plus, mais je me suis abstenue.

 

Je l’ai juste prévenu qu’à l’avenir je serai particulièrement vigilante aux relevés financiers des fournisseurs « parce que voyez-vous Monsieur T, la confiance n’exclut pas le contrôle ! ».

 
...Sniff...

Par jebossedanslesocial - Communauté : HURLEMENT PRIMAIRE
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